Teenage Engineering EP-2350 FX-MIC : le micro à effets et samples intégrés à 59 €

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Teenage Engineering a le don de fabriquer des objets à la fois désirables, abordables et franchement amusants. L’EP-2350 FX-MIC en est un bon exemple : un micro de performance à tenir en main, doté d’effets embarqués, de quatre samples déclenchables et d’un levier de modulation, vendu 59 €. Il vient élargir l’écosystème EP autour de la boîte à rythmes K.O. II, tout en fonctionnant aussi bien seul.

Un micro qui triture la voix en temps réel

Le FX-MIC n’est pas un micro de prise de son classique, et il ne s’en cache pas : il est lo-fi par choix. Sa vocation est de transformer la voix à la volée grâce à quatre effets intégrés, réglables en direct au levier de modulation. On y trouve un écho, un écho couplé à une réverbération à ressort, un effet aigu façon lutin et un effet robot. De quoi passer d’une performance vocale sage à quelque chose de franchement décalé d’un simple mouvement du pouce.

Là où l’objet devient malin, c’est côté samples. Le micro embarque un mégaoctet de stockage, ce que Teenage Engineering présente comme davantage que n’importe quel autre microphone, et quatre emplacements de samples remplaçables que l’on déclenche depuis un bouton dédié. On importe ses propres sons en USB-C et l’on construit ses préréglages d’effets personnels via un simple fichier au format JSON.

Le levier de modulation et les commandes de l'EP-2350 FX-MIC
Crédit : Teenage Engineering

Autonome, mais taillé pour l’écosystème EP

Le FX-MIC dispose d’une sortie ligne sur un câble en spirale au format 3,5 mm : on le branche directement sur une console, une interface, un autre sampler ou un système de sonorisation. Il communique naturellement avec les samplers de la série EP, dont la K.O. II, l’EP-40 et l’EP-1320, mais rien n’oblige à posséder l’un d’eux pour l’utiliser.

Côté alimentation, on reste dans la logique nomade de la marque : deux piles AAA ou une alimentation par le bus USB-C. Une pression sur la poignée met l’appareil sous tension, qui s’éclaire pour signaler qu’il est prêt.

L'EP-2350 FX-MIC et son câble de sortie ligne en 3,5 mm
Crédit : Teenage Engineering

L’essentiel

CaractéristiqueDétail
TypeMicro de performance à main, effets et samples intégrés
EffetsÉcho, écho + réverbération à ressort, aigu, robot, réglables au levier
Samples4 emplacements remplaçables, 1 Mo de stockage, import USB-C, préréglages JSON
SortieLigne, câble spiralé 3,5 mm
Alimentation2 piles AAA ou bus USB-C
Tarif59 €, disponible

À ce tarif, l’objet ne prétend pas à la haute-fidélité et l’assume pleinement. Il se destine aux chanteurs, aux DJ et aux performers qui veulent ajouter des effets et des samples au creux de la main, sans passer par un ordinateur ni une chaîne d’effets complexe.

Vue rapprochée du bouton de déclenchement de samples de l'EP-2350
Crédit : Teenage Engineering

Mon avis

Je ne suis pas dogmatique sur le matériel : ce qui compte, c’est la qualité de conception et le résultat, pas l’étiquette du prix. Teenage Engineering l’a bien compris avec ce FX-MIC. Le geste est immédiat, le levier de modulation invite à jouer, et le stockage de samples pilotable en JSON parlera aux bidouilleurs. À 59 €, ce n’est pas un investissement, c’est une invitation à s’amuser, et il y a une vraie intelligence de conception derrière le côté jouet. C’est exactement le genre de petit objet bien pensé qui trouve sa place sur scène ou en home-studio sans se prendre au sérieux.

La fiche complète est sur le site de Teenage Engineering. Dans le même écosystème, relisez notre article sur la groovebox Teenage Engineering EP-40 Riddim, et côté échantillonnage, notre prise en main du 1010music blackbox 2.

Questions fréquentes

Quels effets l’EP-2350 embarque-t-il ?

Quatre effets de voix : un écho, un écho couplé à une réverbération à ressort, un effet aigu façon lutin et un effet robot. Leurs paramètres se règlent en direct grâce au levier de modulation situé sur le corps du micro.

Peut-on charger ses propres samples ?

Oui. Le micro dispose de quatre emplacements remplaçables et d’un mégaoctet de stockage. On importe ses sons en USB-C et l’on définit ses préréglages d’effets personnels au moyen d’un simple fichier JSON.

Comment se connecte-t-il au reste du matériel ?

Par une sortie ligne sur câble spiralé 3,5 mm. Il se branche sur une console, une interface, un système de sonorisation ou un sampler de la série EP comme la K.O. II, l’EP-40 ou l’EP-1320, sans qu’aucun de ces appareils soit obligatoire.

Comment est-il alimenté ?

Au choix, par deux piles AAA ou par le bus USB-C. Une pression sur la poignée l’allume, et l’appareil s’éclaire pour confirmer sa mise sous tension.

S’agit-il d’un micro haute-fidélité ?

Non, il est lo-fi par conception. C’est un outil créatif de performance, pas un micro de prise de son destiné à des enregistrements fidèles ou à du travail de précision en studio.

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À propos de l’auteur

Après plus de 20 ans dans le son professionnel : régie live, direction technique de studio (Deep Forest, Pierre Jacquot), responsable marketing digital de Playback.fr. Témoin et acteur de la bascule analogique→numérique, je suis toute l'actualité audio et je la décrypte ici, sans langue de bois.