Capter un champ sonore complet en une seule prise, pour le restituer ensuite en 360 degrés ou en audio immersif, reste un exercice d’ingénierie à part. Zylia s’y est fait un nom avec sa sphère truffée de micros, et en propose aujourd’hui une nouvelle génération : la ZM-2, un microphone ambisonique d’ordre 3 bâti sur 19 capsules MEMS réparties sur une sphère.
Ce qui change avec la ZM-2
Le principe ne bouge pas : 19 capsules captent simultanément le son venant de toutes les directions, et le logiciel de Zylia reconstruit un champ ambisonique exploitable pour le binaural, la VR ou le rendu immersif. Les évolutions portent sur la qualité du signal et l’intégration. Les capsules MEMS gagnent en sensibilité, l’enregistrement passe en 96 kHz, et la connectique adopte l’USB-C.
Ces trois points comptent plus qu’il n’y paraît. Une meilleure sensibilité élargit la plage de sources exploitables, du murmure à l’ensemble puissant ; le 96 kHz offre davantage de marge pour les traitements spatiaux et les décalages temporels inhérents à la reconstruction ambisonique ; et l’USB-C simplifie la connexion aux ordinateurs et aux appareils récents. S’ajoute une variante résistante aux intempéries, pensée pour la captation d’ambiances en extérieur.
À quoi sert une sphère ambisonique
L’intérêt d’un tel micro est de figer une scène sonore entière plutôt qu’une direction. On l’utilise pour les ambiances immersives, la musique en 3D, la réalité virtuelle et les expériences à six degrés de liberté, où l’auditeur se déplace dans l’espace sonore. La ZM-2 s’accompagne de l’écosystème logiciel de Zylia, avec son convertisseur ambisonique et son environnement de traitement, pour passer des 19 signaux bruts à un format exploitable en production.
Cette logique rejoint celle de l’immersif en studio : capter ou créer un champ spatial, puis le restituer selon le format de diffusion visé, qu’il s’agisse de binaural au casque ou de formats next-gen audio à l’antenne.
Positionnement
La ZM-2 reste un outil de spécialiste, destiné aux ingénieurs du son travaillant l’immersif, la recherche acoustique ou les contenus 360. Son atout est la simplicité de prise : une seule sphère, une seule prise, et toute la scène spatiale capturée d’un coup, là où une captation multi-micros classique demande un réglage long et une synchronisation minutieuse.
Mon avis
L’audio immersif cherche encore ses standards de diffusion, mais les outils de captation, eux, mûrissent vite. Le passage au 96 kHz et à l’USB-C n’a l’air de rien ; c’est pourtant ce qui fait la différence entre un objet de laboratoire et un outil de production utilisable sur le terrain. La variante tous-temps est un signe que Zylia vise l’usage réel, pas la seule démonstration. Pour qui travaille le 360 ou la VR, capturer une scène entière en une prise reste un gain de temps considérable, et c’est précisément là que ce type de micro justifie son existence.

Questions fréquentes
Combien de capsules compte la ZM-2 et quel ordre ambisonique atteint-elle ?
La ZM-2 compte 19 capsules MEMS réparties sur une sphère, ce qui lui permet de capter un champ ambisonique d’ordre 3, exploitable pour le binaural, la VR et le rendu immersif.
Qu’apporte la ZM-2 par rapport à la génération précédente ?
Des capsules MEMS plus sensibles, l’enregistrement en 96 kHz et une connectique USB-C, là où la génération précédente plafonnait à 48 kHz en USB. Une variante résistante aux intempéries complète la gamme.

Faut-il un logiciel dédié pour exploiter la ZM-2 ?
Oui. Les 19 signaux bruts sont convertis en format ambisonique via l’écosystème logiciel de Zylia, qui comprend un convertisseur ambisonique et un environnement de traitement, avant export vers un flux de production.
À quels usages la ZM-2 est-elle destinée ?
Aux ambiances immersives, à la musique en 3D, à la réalité virtuelle et aux expériences à six degrés de liberté, où capter la scène sonore entière en une seule prise fait gagner un temps précieux.