Digital Performer traverse les décennies sans faire de bruit, mais cette version 12 ne passera pas inaperçue. MOTU muscle sa station de travail sur les deux fronts qui comptent aujourd’hui : l’audio immersif et l’intelligence artificielle. Le logiciel est déjà disponible, pour macOS comme pour Windows.
Le Dolby Atmos entre dans DP
DP12 apporte tout le nécessaire pour mixer, rendre et livrer en Dolby Atmos. On place et on déplace n’importe quelle source— son, effet, instrument, dialogue — dans l’espace tridimensionnel, hauteur comprise. Le mixage immersif se contrôle sur une écoute jusqu’au format 9.1.6 (les six canaux de hauteur), ou en binaural sur un simple casque. C’est une addition stratégique : l’Atmos n’est plus réservé au mastering ou aux grosses régies, il descend dans l’outil de production quotidien. Tous les formats surround actuels sont pris en charge, du 7.1.2 au 9.1.6.
La séparation de stems, maison
L’autre gros morceau, c’est la séparation de stems par IA, dont MOTU précise qu’elle repose sur une technologie développée entièrement en interne. À partir d’un mixage stéréo— un morceau existant, une maquette — DP12 isole des pistes distinctes : batterie, basse, voix, guitare, et même les ensembles de cordes et de cuivres. Pour du remix, de la reprise, du travail pédagogique ou du nettoyage, l’intérêt est évident, et l’exécution locale évite le détour par un service en ligne.
Le confort au quotidien
MOTU n’a pas oublié l’ergonomie. La nouvelle bande d’arrangement (Arrangement Strip) s’affiche sous la timeline, dans l’aperçu des pistes comme dans l’éditeur de séquence : on réorganise les sections d’un morceau en faisant glisser des blocs colorés. Le gel de piste se déclenche désormais d’un clic, sans créer de piste séparée. S’ajoutent l’import et l’export MusicXML avec les logiciels de notation, la prise en charge des hautes fréquences d’images (jusqu’à 120 fps) et une auto-migration VST3 qui laisse un plugin compatible changer de version sans casser réglages et automations.
| Nouveauté | Détail |
|---|---|
| Dolby Atmos | Mix, rendu et livraison, écoute jusqu’au 9.1.6, binaural au casque |
| Séparation de stems | IA maison : batterie, basse, voix, guitare, cordes, cuivres |
| Arrangement Strip | Réorganisation des sections par blocs, sous la timeline |
| Gel de piste | En un clic, sans piste supplémentaire |
| Divers | MusicXML, jusqu’à 120 fps, auto-migration VST3 |
Prix, versions et systèmes
DP12 est proposé à 499 $ en version complète, avec une mise à niveau à 195 $ pour les détenteurs d’une version précédente et une offre concurrentielle à 395 $. Côté système, il réclame macOS 12.7 ou plus récent, ou Windows 11 (24H2). En le dotant à la fois de l’Atmos et de la séparation de stems, MOTU aligne DP sur les fonctions que les grandes STAN concurrentes intègrent une à une. Pour approfondir, lisez notre guide pour bien démarrer en Dolby Atmos et notre article sur la séparation de stems dans Universal Audio LUNA 3.0.
Questions fréquentes
Jusqu’à quel format immersif peut-on mixer ?
DP12 gère les formats surround actuels jusqu’au 9.1.6, où les six derniers canaux sont les canaux de hauteur. Le rendu binaural permet aussi de contrôler un mix immersif au casque, sans installation multicanal.
La séparation de stems passe-t-elle par un service en ligne ?
Non : MOTU indique une technologie développée en interne, exécutée dans le logiciel. La séparation produit des pistes séparées— batterie, basse, voix, guitare, cordes, cuivres — à partir d’un mixage.
Quels systèmes d’exploitation sont supportés ?
DP12 fonctionne sous macOS 12.7 ou plus récent et sous Windows 11 (24H2). Il reste donc une STAN véritablement multiplateforme.
Combien coûte la mise à niveau ?
La mise à niveau depuis une version précédente est à 195 $, la version complète à 499 $ et une offre concurrentielle est proposée à 395 $ pour les utilisateurs venant d’une autre STAN.
Mon avis
DP a longtemps été la STAN des connaisseurs, discrète mais redoutable sur le MIDI et le travail à l’image. En ajoutant l’Atmos et une séparation de stems maison, MOTU coche les deux cases que tout le monde regarde en 2026, sans se contenter d’un gadget : le fait que la séparation tourne en local, sans cloud, compte vraiment pour qui travaille sur du matériel sensible. Le prix reste raisonnable et la mise à niveau accessible. La vraie question, c’est la qualité de séparation face aux meilleurs outils spécialisés— mais l’intégrer directement au séquenceur change déjà la donne au quotidien.