Dreadbox Alecto : le synthétiseur de percussion analogique à deux voix et séquenceur polymétrique

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Dreadbox présente l’Alecto, un synthétiseur de percussion entièrement analogique à deux voix. Fidèle à l’habitude du constructeur athénien, qui puise ses noms dans la mythologie grecque, l’Alecto rejoint la famille des petits formats maison — Hades, Erebus, Nyx — et en adopte la logique : un instrument à la fois autonome et intégrable à un système modulaire.

Deux voix de percussion analogiques

L’Alecto repose sur deux voix analogiques pensées pour la percussion. Chacune dispose de deux oscillateurs, d’une source de bruit, de deux filtres et de deux enveloppes. C’est une architecture généreuse pour un instrument de ce gabarit : de quoi sculpter aussi bien une grosse caisse franche qu’un timbre métallique, un tom accordé ou une texture bruitiste, et aller du beat net au drone profond. On est loin de la boîte à rythmes à échantillons : ici, tout naît de l’électronique, et le caractère vient des filtres et du comportement des enveloppes.

Un séquenceur polymétrique

L’autre atout de l’Alecto, c’est son séquenceur polymétrique : les voix peuvent suivre des longueurs de motif différentes, ce qui fait naître des phrases qui se décalent et se recroisent au fil des mesures, bien plus vivantes qu’une grille figée. C’est exactement ce qu’on attend d’un instrument de percussion destiné à la scène ou au jam modulaire. Un bémol relevé par les premiers retours : le LFO ne se synchronise pas au tempo du séquenceur, ce qui demandera un peu de doigté pour caler certaines modulations.

Autonome ou en Eurorack

Comme les Hades et Erebus avant lui, l’Alecto adopte un format 42 HP compatible Eurorack : on l’utilise posé sur le bureau, alimenté en USB, ou glissé dans un rack modulaire pour dialoguer avec le reste du système en CV. Cette double nature est la marque de fabrique de Dreadbox, et elle fait tout le sens d’un module de percussion : seul pour composer, intégré pour jouer avec des briques de traitement modulaires ou un module de délai et d’effet.

Disponibilité

L’Alecto est annoncé début novembre 2026 et s’inscrit dans la lignée abordable des formats autonomes/Eurorack de la marque. Le détail des tarifs et des configurations figure sur le site de Dreadbox.

Mon avis

Deux voix avec chacune deux oscillateurs, du bruit, deux filtres et deux enveloppes : pour un module de percussion de ce prix, c’est une architecture qui promet du caractère plutôt que des sons calibrés. Le séquenceur polymétrique est la bonne idée — c’est lui qui transforme une paire de voix en groove vivant. La non-synchro du LFO au séquenceur agacera ceux qui veulent tout verrouiller au tempo, mais c’est le genre de contrainte qui pousse à jouer à la main. Pour qui aime la percussion analogique qui respire, l’Alecto a de quoi séduire.

Questions fréquentes

L’Alecto est-il une boîte à rythmes à échantillons ?

Non. C’est un synthétiseur de percussion entièrement analogique : les sons sont générés par l’électronique (oscillateurs, bruit, filtres, enveloppes), sans échantillons.

Combien de voix propose-t-il ?

Deux voix. Chacune dispose de deux oscillateurs, d’une source de bruit, de deux filtres et de deux enveloppes.

Peut-on l’intégrer à un système modulaire ?

Oui. L’Alecto adopte un format 42 HP compatible Eurorack : il fonctionne en autonome sur alimentation USB ou comme module au sein d’un rack.

Qu’est-ce que le séquenceur polymétrique apporte ?

Il permet aux voix de suivre des longueurs de motif différentes, créant des phrases qui se décalent dans le temps et évitent la monotonie d’une grille fixe.

Y a-t-il une limite connue ?

Les premiers retours signalent que le LFO ne se synchronise pas au tempo du séquenceur, ce qui complique le calage de certaines modulations sur l’horloge.

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À propos de l’auteur

Après plus de 20 ans dans le son professionnel : régie live, direction technique de studio (Deep Forest, Pierre Jacquot), responsable marketing digital de Playback.fr. Témoin et acteur de la bascule analogique→numérique, je suis toute l'actualité audio et je la décrypte ici, sans langue de bois.