JBL remet à plat la gamme de moniteurs la plus accessible de son catalogue. Annoncée le 3 novembre 2026, la 3 Series MkIII reprend la recette qui a fait de la LSR305 puis de la MkII une référence du home studio, et la retravaille en profondeur. Trois moniteurs amplifiés, les 305P, 306P et 308P MkIII, arrivent avec un caisson assorti, le 310S MkIII.
Une gamme best-seller remise à plat
La 3 Series occupe le bas de la grille tarifaire de JBL Professional, celle que beaucoup de home-studios et de petites régies choisissent en première écoute. La MkIII ne se contente pas d’un lifting : nouveaux haut-parleurs, nouvelle amplification, nouvelle géométrie de coffret. Le déploiement commence en Asie-Pacifique, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique dès l’annonce, l’Amérique du Nord suivant le 7 janvier 2027. JBL n’a pas communiqué de prix public à ce stade, un point à surveiller tant la MkII tirait sa réputation de son rapport performance-tarif.

Le port repasse à l’avant
Le changement le plus parlant tient dans l’évent. La MkIII adopte le port Slipstream frontal, une conception brevetée par JBL pensée pour limiter la turbulence d’air et le renforcement des basses quand l’enceinte se retrouve près d’une paroi. Dans la vraie vie, un moniteur d’entrée de gamme finit souvent contre un mur, sur un bureau trop court ou dans une niche de meuble. Ramener l’évent sur la face avant desserre cette contrainte et rend le grave plus prévisible, sans boom parasite. Pour comprendre pourquoi le placement pèse autant sur le résultat, notre guide sur comment choisir ses moniteurs de studio détaille les cas de figure.
Guide d’ondes, tweeter et amplification
JBL a redessiné le guide d’ondes Image Control, dérivé de celui du moniteur de référence maison, le M2. Son rôle est d’élargir la zone d’écoute stéréo pour que l’image ne se referme pas dès qu’on bouge la tête. Le tweeter est neuf et monte au-delà de 30 kHz. L’amplification passe par un nouvel étage en classe D, annoncé plus silencieux et plus généreux en sortie, tandis que les woofers revus gagnent en tenue en puissance et descendent plus bas.

Quatre-vingt-une corrections par boutons
La MkIII intègre quatre réglages correctifs accessibles d’une pression, qui se combinent en quatre-vingt-une possibilités. Ils compensent le placement de l’enceinte, la distance aux parois et la réponse dans le grave comme dans l’aigu. Pas de logiciel, pas de micro de mesure : la correction se fait directement sur l’enceinte. Celui qui travaille dans une pièce non traitée tient là un filet de sécurité utile, à condition de garder en tête ses limites. Pour aller plus loin, une correction logicielle comme l’IK Multimedia ARC Studio+ mesure la pièce, et rien ne remplace un vrai traitement acoustique aux premiers points de réflexion.
La gamme en chiffres
| Modèle | Haut-parleur | Amplification classe D | Grave (-10 dB) | SPL crête |
|---|---|---|---|---|
| 305P MkIII | 5 pouces, deux voies | 86 W | 45 Hz | 109 dB |
| 306P MkIII | 6,5 pouces, deux voies | 110 W | 43 Hz | 112 dB |
| 308P MkIII | 8 pouces, deux voies | 110 W | 41 Hz | 113 dB |
| 310S MkIII | caisson 10 pouces | 300 W | 26 Hz | 116 dB |

Le 310S MkIII descend à 26 Hz et offre un filtrage souple pour monter en 2.1, en surround ou en immersif. Chaque moniteur embarque des points de fixation intégrés, un détail qui compte pour les installations fixes et les configurations multicanal.
Mon avis
Le port frontal, voilà le vrai apport de cette MkIII. La 3 Series a toujours fini contre un mur, dans une chambre ou sur un plan de travail trop court, et le grave en payait le prix. Le ramener à l’avant règle le souci là où il se pose. Les quatre-vingt-une corrections par boutons ne transforment pas une pièce brute en cabine traitée, mais elles dépannent celui qui démarre. Reste le tarif, toujours inconnu : c’est lui qui dira si JBL tient sa promesse d’accessibilité.