Le MPK Mini est, depuis plus de dix ans, le clavier-contrôleur le plus vendu de la planète. La déclinaison Plus, sortie en 2022, en élargissait l’ambition : trois octaves au lieu de deux, et surtout une connectique MIDI et CV/Gate qui le faisait sortir du simple rôle de contrôleur USB. Akai en présente aujourd’hui la deuxième génération, le MPK Mini Plus II, et le changement le plus visible se joue à main gauche.

Ce qui change vraiment
La première génération misait sur un petit joystick à la Akai pour le pitch et la modulation. Le Plus II le remplace par deux molettes dédiées, de pitch et de modulation, accompagnées d’un sélecteur d’octave. C’est le geste que réclamaient les utilisateurs : une molette donne un contrôle plus fin et plus intuitif qu’un joystick à ressort, surtout pour les bends expressifs.
- Molettes de pitch et de modulation à la place du joystick.
- Port USB-C pour les données et l’alimentation.
- Huit encodeurs rotatifs assignables, doublés d’encodeurs poussoirs pour la navigation.
- Prise en charge NKS annoncée pour plus de 2 000 instruments et effets.
Le clavier et les commandes
On retrouve les 37 mini-touches sensibles à la vélocité, format qui tient sur un bureau sans sacrifier l’ambitus. Au-dessus, les huit pads MPC rétroéclairés en RVB, sensibles à la vélocité, avec aftertouch, note repeat et full level : le trio classique pour taper des rythmes et jouer des samples. Les huit encodeurs continus pilotent les paramètres de vos instruments, et un écran assure le retour visuel pendant que vous naviguez.
Côté jeu, l’arpégiateur propose des modes accords et aléatoire, du swing et un mode pattern. Le mode accords et gammes aide à rester dans la tonalité et à déclencher des accords complets d’une seule touche — pratique pour esquisser une progression sans être claviériste. Si vous cherchez plutôt un boîtier d’encodeurs pur et dur pour piloter synthés et plugins, nous avons comparé sept contrôleurs à encodeurs rotatifs dans un dossier dédié.

La connectique qui ouvre le modulaire
C’est le vrai argument du format Plus. Au dos, le MPK Mini Plus II aligne une sortie MIDI sur DIN 5 broches, une entrée pour pédale de sustain au jack 6,35 mm et surtout trois sorties CV/Gate au jack 3,5 mm : pitch, gate et modulation. De quoi piloter directement un synthé analogique ou un module Eurorack sans interface MIDI-vers-CV séparée. C’est précisément le terrain d’un boîtier comme le Squarp Core, mais ici intégré à un clavier de jeu.
L’USB-C, lui, gère à la fois l’alimentation bus-powered et la liaison avec l’ordinateur. L’engin s’intègre aux MPC autonomes, au logiciel MPC 3 pour ordinateur et aux DAW habituels, avec un retour d’informations à l’écran et sur les indicateurs.

Pour qui, et dans quel écosystème
Le Plus II vise le home-studio qui veut un seul objet pour composer dans le DAW, déclencher des samples et piloter du hardware. Il arrive accompagné d’un bundle logiciel généreux : MPC Beats, une sélection Komplete Select de Native Instruments en édition Akai, et une Studio Instrument Collection de plus d’un millier de sons. Pour qui gravite déjà dans l’univers MPC, il fait le pont naturel vers une groovebox comme la Native Instruments Maschine+. Compact (493 x 192 x 54 mm pour 1,46 kg), il se glisse dans un sac. La fiche produit confirme une disponibilité depuis octobre 2026, autour de 140 euros.
Mon avis
Remplacer le joystick par deux molettes, c’est reconnaître qu’un bon vieux geste vaut mieux qu’une trouvaille ergonomique. Sur le premier Plus, le joystick divisait ; là, on retrouve un pitch bend qui se dose vraiment. Le reste coche les cases attendues — USB-C, CV/Gate, bundle fourni — sans révolutionner la formule. L’intérêt reste le même qu’à l’origine : c’est l’un des rares claviers de cette taille et de ce prix à parler nativement au modulaire. Pour débuter la MAO ou garder un contrôleur de voyage qui pilote aussi l’analo, l’équation est difficile à battre.