Behringer prépare le retour de la Korg Mini Pops 7, la boîte à rythmes analogique de 1966 immortalisée par l’Oxygène de Jean-Michel Jarre. Au menu de la version moderne : circuiterie analogique, séquenceur pas à pas entièrement programmable, distorsion et contrôle de tonalité. Son apparition dans le logiciel Syntribe indique une sortie imminente.

La boîte à rythmes de l’Oxygène de Jarre
La Korg Mini Pops 7 originale date de 1966. À l’époque, c’est une simple boîte à rythmes à motifs préprogrammés, de celles qu’on branchait sur un orgue de salon. Sa légende, elle, s’est écrite ailleurs : c’est l’un des ingrédients rythmiques de l’Oxygène de Jean-Michel Jarre, disque fondateur de l’électronique grand public. On la retrouvera bien plus tard chez Aphex Twin, sur Syro. Pour une machine conçue comme un accessoire domestique, la trajectoire est remarquable : elle est devenue un objet de culte, recherché pour la chaleur et l’imperfection de ses percussions analogiques.
Behringer, fidèle à sa stratégie, s’attaque donc à un classique rare et cher sur le marché de l’occasion pour le remettre à portée de bourse. La marque avait montré un premier travail sur ce clone dès 2024 sur les réseaux sociaux ; le projet refait surface, et cette fois tout indique qu’il touche au but.
Ce que Behringer en fait
Plutôt que de recopier bêtement l’original, Behringer adopte le format compact déjà vu sur ses RD-6 et RD-78. Surtout, la marque corrige la principale limite de la machine de 1966 : là où l’originale n’offrait que des combinaisons de motifs figés, la version moderne embarque un séquenceur pas à pas entièrement programmable, à la manière des boîtes à rythmes Roland. On sélectionne ses sons, on écrit ses propres patterns : on passe d’un accompagnateur automatique à un véritable instrument rythmique.
- 15 sons de percussion issus de la circuiterie analogique d’origine.
- 20 patterns rythmiques et un séquenceur pas à pas programmable.
- Une section de distorsion et un contrôle de tonalité / filtre pour salir ou adoucir le rendu.
- Un circuit fidèle à l’analogique de la Mini Pops, loin d’un simple sample.

Où en est le projet
Le signal le plus fiable ne vient pas d’un teaser marketing mais du logiciel maison : la Mini Pops 7 est apparue dans Syntribe 3.2.2, l’application de gestion des instruments Behringer. Quand un produit est déjà pris en charge par le logiciel de contrôle, c’est généralement que le développement est bien avancé et que la commercialisation approche. En clair : la machine est « au coin de la rue ».
Un point de prudence s’impose en revanche sur le prix : aucun tarif officiel n’a été communiqué à ce stade. On peut raisonnablement l’imaginer dans la lignée des récentes mini-machines de la marque — l’AKS Mini est par exemple annoncé autour de 119 € — mais tant que Behringer n’a pas confirmé, ce n’est qu’une projection. Nous mettrons à jour dès l’annonce officielle.
Il faut reconnaître à Behringer une vraie cohérence : ressusciter des machines rares, historiquement importantes, et les rendre accessibles à des musiciens qui ne mettront jamais plusieurs milliers d’euros dans une pièce de collection. Quand l’exécution suit — et le passage à un séquenceur programmable est ici un vrai plus par rapport à l’original — le résultat est difficile à critiquer. Reste à juger le son sur pièces, ce que nous ferons dès qu’une unité sera disponible.
Dans la même veine chez Behringer : l’enregistreur de terrain FLOW 4V, le mini-synthé AKS Mini à 119 € et le FreqBox BM-17. Côté boîtes à rythmes analogiques, à comparer avec la Vermona drumDING.