Tentacle Sync renouvelle l’un des accessoires les plus discrets — et les plus indispensables — des tournages multicaméra : le Sync E mkII, sa nouvelle génération de générateur de timecode de poche. Toujours aussi minuscule, il gagne une liaison Bluetooth 5, une gestion d’alimentation revue et une horloge encore plus stable. De quoi caler audio et images sans se poser de questions, en production comme en captation.
Un boîtier minuscule, un rôle central
Le principe reste le même : chaque boîtier génère et distribue un timecode SMPTE que l’on injecte dans les caméras et les enregistreurs, pour aligner ensuite toutes les sources au montage en quelques clics. Le Sync E mkII pèse 30 grammes pour 38 x 50 x 15 mm : il se glisse partout et se fixe grâce à une surface d’accroche intégrée. Un microphone interne enregistre un son de référence, utile comme filet de sécurité pour la synchronisation. C’est le genre d’outil qui simplifie toute la chaîne de post-production avant même qu’elle ne commence.
Ce que la mkII apporte vraiment
- Bluetooth 5 : appairage et contrôle depuis l’application, avec une portée et une stabilité de liaison améliorées pour surveiller plusieurs boîtiers.
- Horloge de précision : un oscillateur TCXO garantit une dérive inférieure à une image sur 24 heures, de -30 à +85 °C — soit une fiabilité utilisable en conditions réelles, du studio au tournage en extérieur.
- Autonomie revue : batterie lithium-polymère intégrée pour une journée de travail, avec une gestion d’alimentation optimisée et une recharge en USB-C.
- Connectique repensée : port mini-jack 3,5 mm (entrée/sortie TC) et USB-C, plus des verrous de câble pour les connecteurs coudés, un vieux point faible enfin traité.
Le boîtier fonctionne en horloge maître ou se cale (jam-sync) sur une source de timecode externe, et couvre toutes les cadences SMPTE, drop-frame comprise. Rien de spectaculaire à l’unité, mais c’est exactement ce qu’on attend d’un maillon censé disparaître dès qu’il fait son travail.
Pour qui, pour quoi
Le Sync E mkII vise le tournage multicaméra, la fiction, le documentaire, le clip, le reportage et toute captation où l’audio d’un enregistreur séparé doit retrouver l’image sans bataille au montage. C’est un cousin proche des outils de production sur le terrain : peu visible, mais capable de faire gagner des heures dès qu’on multiplie les sources. Il se vend en set simple ou double selon le nombre d’appareils à synchroniser.
Questions fréquentes
Le Sync E mkII se cale-t-il sur une horloge externe ?
Oui. Il fonctionne en horloge maître pour distribuer son propre timecode, ou en jam-sync sur une source externe pour s’aligner sur une référence commune. Il gère toutes les cadences SMPTE, y compris le drop-frame.
Quelle est la précision de l’horloge ?
Elle repose sur un oscillateur TCXO annoncé pour une dérive inférieure à une image sur 24 heures, de -30 à +85 °C. C’est ce qui permet de laisser tourner plusieurs boîtiers une journée entière sans les recaler.
Comment se connecte-t-il aux caméras et enregistreurs ?
Via un port mini-jack 3,5 mm servant d’entrée et de sortie timecode, avec des verrous pour les connecteurs coudés. Le port USB-C gère la recharge, et le Bluetooth 5 le contrôle depuis l’application.
Faut-il un set simple ou double ?
Cela dépend du nombre de sources : un set simple synchronise deux appareils via un boîtier, un set double en équipe davantage. Le microphone interne fournit en prime un son de référence utile en cas de secours.
Mon avis
Le timecode, c’est l’assurance qu’on paie pour ne jamais avoir à s’en servir — sauf que sur un multicam, on s’en sert tout le temps. Le Sync E mkII ne réinvente rien et c’est très bien ainsi : il fiabilise ce qui doit l’être, avec une horloge plus stable, un Bluetooth 5 qui simplifie la supervision et, enfin, des verrous de câble qui règlent une frustration bien connue. À ce format et ce poids, il reste l’outil qu’on oublie dans la poche jusqu’au moment où il sauve une journée de rushes. Le montage, lui, remerciera.