Drawmer OC1 et FC1 : deux compresseurs 500 pour choisir entre le velours de l’opto et le mordant du FET

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Drawmer étoffe sa gamme au format 500 avec deux compresseurs mono à l’ergonomie identique mais au caractère opposé. L’OC1, premier opto de l’histoire de la marque britannique, vise la douceur et la constance ; le FC1, à cellule FET héritée de la série des années 1970, mise sur la rapidité et le mordant. Prix annoncé : 290 livres hors taxes par module.

Deux topologies, une seule interface

Les deux modules partagent exactement le même plan de commandes : gain d’entrée, seuil, ratio, attaque, release, et une compression à coude doux (soft-knee) de type feedback, où la détection se fait après la cellule de gain. Point remarquable, tous les réglages passent par des potentiomètres crantés à 21 positions. En session, c’est un vrai confort : un réglage se note, se retrouve et se reproduit à l’identique d’un jour à l’autre, ce que les potentiomètres continus ne permettent jamais vraiment.

Chaque module offre aussi une commutation du VU-mètre entre entrée, sortie et réduction de gain, un vrai bypass matériel, et une broche de liaison (pin 6 du châssis 500) pour coupler deux modules identiques en fonctionnement stéréo.

Face avant du compresseur opto Drawmer OC1 au format 500
Crédit : Drawmer

OC1 : le premier opto de Drawmer

L’OC1 est le premier compresseur optique conçu par Drawmer, une marque pourtant réputée de longue date pour ses processeurs de dynamique. La cellule opto se distingue par une réduction de gain progressive, dépendante du programme : l’attaque et le rétablissement suivent la matière sonore plutôt qu’une courbe rigide. Il en résulte une compression douce, chaleureuse et naturelle, qui se fait oublier.

C’est le profil idéal pour les voix, les instruments acoustiques, la basse et le bus de mélange, là où l’on cherche à la fois de la transparence, de la constance et un lissage sans agressivité. L’opto excelle quand il faut coller un chant devant sans jamais l’écraser.

Face avant du compresseur FET Drawmer FC1 au format 500
Crédit : Drawmer

FC1 : le mordant FET hérité des années 1970

Le FC1 emprunte au contraire son architecture à la conception FET de la série Drawmer des années 1970. Un compresseur FET réagit vite, très vite, et imprime un caractère affirmé : il maîtrise les transitoires, ajoute du punch, de l’attitude, parfois une pointe d’agressivité maîtrisée, et fait avancer une source dans le mixage. Batterie, guitares électriques, chant énergique : c’est son terrain.

Avoir les deux topologies dans un boîtier à la commande identique est malin. On choisit le caractère sans réapprendre l’appareil, et on peut alterner opto et FET selon la piste, voire les chaîner.

BIG, AIR et CRUSH : la couleur en option

Au-delà de la compression pure, les deux modules embarquent quelques outils de mise en forme. Les modes BIG et AIR ajoutent respectivement de la richesse dans le grave et de la brillance dans l’aigu, une manière simple de flatter une source sans sortir un égaliseur. Le circuit CRUSH, déjà apprécié chez Drawmer, apporte une saturation harmonique dosable pour épaissir le signal. Une commande de mix autorise enfin la compression parallèle directement sur le module.

Détail des potentiomètres crantés du Drawmer OC1 en rack 500
Crédit : Drawmer

OC1 et FC1 en un coup d’œil

OC1FC1
TopologieOptique (opto)FET
CaractèreDoux, chaud, naturelRapide, punchy, affirmé
Sources de prédilectionVoix, acoustique, basse, busBatterie, guitares, chant énergique
CommunsFormat 500, soft-knee feedback, pots crantés 21 positions, BIG/AIR/CRUSH, mix, liaison stéréo

Notre analyse

Drawmer a bâti sa réputation sur des processeurs de dynamique fiables et musicaux, et cette paire prolonge cette logique avec une idée simple mais juste : offrir le choix du caractère sans changer d’ergonomie. Je ne suis pas dogmatique sur le tout-analogique, loin de là, mais un étage de compression bien conçu apporte parfois quelque chose d’audible, et le détail qui compte ici est ailleurs que dans le marketing : ce sont ces crans à 21 positions qui garantissent le rappel. Sur une session où l’on doit retrouver hier un réglage à l’identique, ce genre de précision vaut de l’or et fait souvent la différence entre un outil de studio et un gadget.

Pour prolonger, voyez notre article sur le compresseur tube-opto Antelope Audio A4-1B, notre sélection de huit tranches de console pour colorer vos pistes, ou encore le channel strip haut de gamme elysia channex studio. Les fiches produit sont consultables sur le site de Drawmer.

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À propos de l’auteur

Après plus de 20 ans dans le son professionnel : régie live, direction technique de studio (Deep Forest, Pierre Jacquot), responsable marketing digital de Playback.fr. Témoin et acteur de la bascule analogique→numérique, je suis toute l'actualité audio et je la décrypte ici, sans langue de bois.